Le darwinisme social partie 4: Une autre vision est possible.

A présent il est temps d’aborder le darwinisme social et d’esquisser un début de nouveau modèle. Nous n’aborderons qu’une esquisse dans cet article car chaque idée demande un développement plus important qui sera concrétisé ultérieurement.

Reprenons donc le darwinisme social. Nous en avons tracé l’historique et ses grands mouvements, nous allons maintenant en donner des exemples concrets dans notre société et tenter l’esquisse d’un autre modèle, basé sur la bienveillance.

Le darwinisme social hors de sa forme extrême s’est inscrit dans toutes les couches de notre société, depuis 1880 date de sa création.

Pour rappel le darwinisme social est l’application du principe de compétition tiré de Darwin, tout en oubliant son principe de coopération. Cela a donc eu pour impact d’imposer l’esprit de concurrence dans nos sociétés, impliquant en conséquence évidente la notion de défaite permanente car l’être humain sera toujours le perdant d’une autre entité.

Prenons pour illustrer ce point la notation à l’école, le concept étant celui-ci : pour valider un apprentissage, un enseignant doit donner un chiffre qui désigne la valeur de l’élève et la fixe trop souvent dans le marbre.

Ce chiffre sera pris comme référent afin de comparer l’élève aux autres, et servira à définir son destin….

Nous remarquons qu’à aucun moment l’intérêt de l’élève, ce qui le passionne, n’est pris en compte dans un système qui le place dans la compétition dès son plus jeune âge. La coopération entre les élèves, qui de base possèdent tous un talent, n’est en aucun cas encouragé et le développement d’une personne n’est pas pris en compte.

Cela se retrouve, comme vous pouvez le constater, dans toutes les strates de notre société (compétition entre les ouvriers du monde entier qui a pour conséquence d’effacer une partie de la population et de détruire le socle social, compétition entre les classes, hiérarchie imposante au travail, présentéisme …).

Cet aspect de la compétition est tellement présent dans l’inconscient collectif qu’il est très difficile d’imaginer un autre modèle.

Pourtant l’Histoire a souvent prouvé que la coopération fait avancer la société beaucoup plus rapidement. La société de l’homme préhistorique n’a pu évoluer par exemple que grâce à l’entraide (chasse au mammouth, feu, agriculture,… ). Au cours de notre Histoire c’est bien le partage des connaissances qui a permis l’évolution forte de l’être humain.

Après avoir exposé des exemples concrets de l’impact du darwinisme social dans notre société, nous abordons à présent des notions qui vont a l’encontre de ce principe et doivent former une autre société.

La première est la sécurité psychologique. Dans le monde du travail ce terme très connu en psychologie est apparu suite aux études menées par la société Google. La sécurité psychologique est définie par un sentiment de confiance qui existe dans un groupe, omniprésent quoi que l’on dise : on se sentira soutenu, écouté et non jugé.

Cela conduit vers une idée cruciale : pour évoluer il faut prendre des risques. Et pour prendre des risques il faut bien évidemment accepter l’erreur comme une composante très importante de la recherche. Et pour accepter le risque, il est indispensable de se sentir en sécurité.

Ce n’est qu’avec ce sentiment de sécurité que les participants pourront partager sereinement leurs visions et s’améliorer tout en faisant aussi évoluer l’entité à laquelle ils appartiennent.

Ce n’est que dans ce cas précis que l’humanité produit ses plus belles œuvres et découvertes (Léonard protégé par les cours royales, Christophe Colomb et Marco polo protégés, financés et soutenus par les cours d’Espagne et ainsi de suite…).

Le terreau sur lequel peut naître ce sentiment et ces grandes réalisations se nomme : la bienveillance ; qui éthologiquement signifie « veiller au bien ».

La base première est ainsi de créer un cercle vertueux qui part de l’empathie ; avec la précision importante que l’empathie est la compréhension de l’autre et non pas l’obligation de ressentir le même sentiment.  La compréhension de l’autre entraîne la compréhension en retour et déclenche un sentiment de bienveillance dans un groupe.

Un point essentiel à ce point est aussi que la bienveillance part de soi : pour être bienveillant et à l’écoute il faut forcément l’être avec soi ; sinon la colère permanente s’installe et empêche la relation. Cela vient du principe d’imitation : le plus fort facteur de conduite d’un enfant (voir de tous les mammifères) est justement ce principe.

Pour se construire un futur bienveillant il faut donc l’appliquer sur soi-même pour permettre de mettre en place le principe d’imitation inhérent sur l’homme. Et imaginons l’apparition dans quelques générations d’un système basé sur la bienveillance, bien plus efficace qu’un système de compétitivité.

Merci à vous

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